Pourquoi le bois bio-énergie ?

 

Le bois fait partie de la catégorie des énergies dites renouvelables faiblement émettrices de gaz à effet de serre. Nous pouvons légitimement nous poser quelques questions :

  • 1. Quel bilan CO2 pour le bois ?…
  • 2. Quel avenir pour les énergies non renouvelables ?…
  • 3. Quels sont les stocks des énergies fossiles ?…
  • 4. La planète est-elle en sur-consommation ?…
  • 5. Quels sont les risques liés au réchauffement de la planète ?…
  • 6. Les conséquences sont elles inégalement réparties ?…
  • 7. Le méthane est-il un gaz à très haut risque pour le réchauffement climatique ?…
  • 8. Et en Savoie ?…
  • 9. Le bois énergie : 11 avantages décisifs…

 

 

Quel est l’intérêt du bois bioénergie ?

 

Le bois fait partie de la catégorie des énergies dites renouvelables tout comme l’éolien, l’hydroéléctricité, l’énergie marée motrice, la géothermie (et autres récupérations de la chaleur du sol) la biomasse avec les agro carburants.  Ces énergies sont le plus souvent faiblement émettrices de CO2, responsable du fameux effet de serre, c’est à dire du réchauffement accéléré de la planète.

1. Quel bilan CO2 pour le bois ? On considère que le bois rejette du CO2 lors de sa combustion mais en absorbe en quantité équivalente par sa photosynthèse. Le bilan est donc neutre, dès lors que les prélèvements sont inférieurs aux stocks forestiers sur pied.

2. Quel avenir pour les énergies non renouvelables ? Les énergies non renouvelables sont constituées par des sédiments (pétrole, charbon, tourbes), des gaz (méthane, propane)  et des minéraux (uranium, plutonium) dont les stocks sont limités. Déposés depuis 150 millions d’années, nous brûlons en 1 an les réserves qui se sont constituées en 1 million d’années.

3. Quels sont les stocks des énergies fossiles ? Une consommation intensive n’est envisageable que pour 30 à 100 ans, y compris pour le plutonium et l’uranium (40 à 50 ans) L’accroissement de la demande en raison de l’amélioration des richesses des pays émergents ainsi qu’en raison de l’augmentation de la population, va amplifier ces consommations (multiplication par 2 des consommations dans les 50 prochaines années)

4. La planète est-elle en sur-consommation ? Actuellement nous sommes sur un modèle de consommation équivalant à 3,5 fois les réserves de la planète. Certains pays (USA) ou certaines villes (Londres, Sydney) ont un modèle de consommation de 8 à 12 fois les stocks de la planète. Or nous n’avons pas de planète de rechange !

5. Quels sont les risques liés au réchauffement de la planète ? Il est scientifiquement démontré que l’excès de CO2 est en relation avec notre industrialisation depuis environ 150 ans. L’augmentation moyenne de + 2° est un seuil qu’il convient de ne pas dépasser. En effet, nous savons que ce changement climatique sera réparti de façon inégale sur la terre. Par exemple en Arctique, si l’augmentation globale des températures au niveau mondial est de + 2°, la température dans cette zone augmentera de + 4°, tout comme en haute montagne (Alpes, Himalaya). La fin des glaciers y est envisagée avec certitude avant 2050. En Antarctique, la masse plus importante des glaciers disparaitrait vers 2100.

6. Les risques sont-ils également répartis ? Les dérèglements climatiques engendrent une agitation de l’athmosphère avec tempêtes, typhons, inondations, sècheresses. Les zones sèches de la planète se désertifient, avec des catastrophes humaines prévisibles. Les zones humides connaissent des pluies brutales mettant en cause l’urbanisme actuel en particulier dans les régions côtières. La fonte des glaciers modifie l’hydrologie et les risques de conflits d’intérêts au sujet de l’usage de l’eau sont accrus.

7. Le méthane est-il un gaz à très haut risque pour le réchauffement climatique ? La disparition de la calotte glacière entrainera le relargage du méthane contenu dans le fond des océans et dans les toundras. Le méthane est 25 fois plus producteur de gaz à effet de serre que le CO2. Il ne sera plus possible alors de faire marche arrière, nous entrerons dans une ère de transformation complète des grands équilibres écologiques, économiques donc humains. + 2° est donc une limite qu’il faut prendre en compte absolument en divisant très rapidement par 2 ou 3 les émissions de CO2.

8. Et en Savoie ? La fin programmée des glaciers va affecter l’économie régionale car 50% du PIB dans les 2 Savoies provient du tourisme dont 80% du tourisme d’hiver. Nous serons donc tous concernés par ces déséquilibres financiers. La tendance à la diminution des précipitations  neigeuses rend périlleux le maintien des activités sportives hivernales dans les stations de moyenne montagne. Nous perdons en moyenne 1 cm de neige et 1 journée de tourisme hivernal par an. Donc dans 30 ans…cela fera 30 jours perdus pour ces sports d’hiver.

 Les glaciers représentant des réservoirs d’eau pour l’été, il conviendra de gérer la pénurie entre agriculture, vie domestique, tourisme, EDF avec ses barrages. Les conflits sont déjà ouverts et largement traités dans la presse locale.

L’agriculture sera affectée par ces changements climatiques de même que la biodiversité, les actuels territoires d’altitude dans lesquels s’épanouissent la faune et la flore spécifique (chamois, dryade à 8 pétales, entre autres) seront en régression puis risqueront de disparaître.

 

Synthèse d’une conférence donnée lors du festival du livre 2009 dans la commune des Marches en Savoie.

 9. Dans ce contexte, pourquoi utiliser le bois énergie ? Quels sont ses avantages ?

 

Il n’émet pas de gaz à effet de serre : le CO2 relargué lors de sa combustion est absorbé par les arbres en croissance, s’intégrant au cycle du carbone et offrant un bilan neutre.

 

Il est disponible couvrant 28% du territoire national, surface en croissance de 10% /an environ en France, et globalement sous exploité.

 

Il contribue à réduire la facture énergétique, représentant 9 millions de tonnes équivalent pétrole (4 m3 de bois = 1 tonne de pétrole) Il est bénéfique à notre balance commerciale.

 

-  De toutes les énergies utilisées pour le chauffage, dans un poêle moderne et pour un taux d’humidité inférieur à 20%, le bois (hêtre) est l’énergie la moins chère au kw pour l’usager (0,03€ contre 0,12 € pour l’électricité à moduler selon le contrat avec les fournisseurs)

 

Son coût est indépendant des variations des cours des énergies classiques (gaz et pétrole), nous plaçant en sécurité sur un plan géopolitique.

 

Il contribue à l’entretien des massifs forestiers, maintenant l’éco système et un cadre de loisir recherché par les citadins comme par les ruraux.

 

Il maintien et crée des emplois en milieu rural, actuellement 20 000 emplois, soit 4 fois + que le gaz et le pétrole.

 

Il permet de valoriser les résidus de l’industrie du bois évalués à 50% des abattages, soit en bûches soit en granulés, soit en bûches compactées. En effet, souvent seules la bille et la sur-bille sont exploitées, laissant la tête d’arbre à terre.

 

Cette collecte des résidus d’abattage évite le pourrissement du bois responsable de production de CO2 et de méthane tous deux inducteurs des gaz à effet de serre.

 

-  D’utilisation simple par les usagers, de chauffage au bois participe à la convivialité et au plaisir de vivre en communauté.

 

Il participe à la recherche appliquée en matière de techniques de combustion et de chauffage (chaudières pour collectivités etc.) améliorant le compromis confort/économie/écologie.

 

Sources ADEME, ONF, Hespul, Ministère du Développement Durable


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